C’est un non-évènement, si ce n’est à titre purement symbolique. Le Pen père est mort, à 96 ans, exclu du Rassemblement National et sans aucun mandat politique en cours. Il n’était plus qu’un trophée frelaté pour des nostalgiques du nazisme et de l’Algérie française en quête d’un selfie sulfureux en compagnie d’une vieille gloire gâteuse. Il est difficile, voire inconcevable, de se réjouir de la mort d’un homme, mais, en l’occurrence, il ne nous manquera pas.
Mais, plus important et plus grave, ses héritiers, qui se réclament de ses idées, à un degré plus ou moins marqué, sont bel et bien vivants. RN, Zemmour, Ciotti, Camus, Bolloré, et une palanquée d’autres noms : ces descendants de Jean-Marie Le Pen, naviguant entre racisme, antisémitisme, islamophobie ou complotisme, ne manquent pas. Ils doivent être combattus, encore et toujours, au même titre que le co-fondateur du Front national. Elle est là, l’information importante à retenir.
